Social or interest graph ?

« Sur Internet, il y a deux façons principales de se connecter avec quelqu’un, soit parce qu’on le connaît ‘famille, amis’, soit par centre d’intérêt ».

Si on s’est déjà croisé et que je vous ai présenté eCairn, vous m’aurez forcément entendu dire cette phrase. En effet, une des forces d’eCairn est de visualiser les liens entre les blogueurs et donc voir si ceci forment de réelles communautés ou pas (et suite voir qui est au centre, etc…si cela vous intéresse, j’en parle souvent sur le blog d’eCairn, c’est pas l’objet ici..)

Si cette notion parait triviale, elle est pourtant centrale dans l’utilisation que l’on fait des réseaux, de son blog et centrale dans le succès d’un réseau social. Pourquoi les gens vont s’y connecter ? Avec qui vont-ils échanger ? Sur quels sujets ?

Petit retour en arrière, en simplifiée

On va appeler « vision 1″ le fait de se connecter en fonction du niveau d’intimité avec quelqu’un et « vision 2″ le fait de se connecter en fonction d’un intérêt commun.

Facebook s’est développé sur la vision 1. On se connecte avec les gens qu’on connaît. Puis, ils ont crée une façon de gérer cette vision 1: les listes qui permettaient le niveau d’intimité pour chaque contact. Puis sont apparus les groupes pour le partage d’un centre d’intérêt avec ses amis (et amis de ses amis). Mais ça n’était que peu satisfaisant, car cela restait limité à Facebook et donc au fait de se connecter aux gens que l’on connaît déjà. Ainsi, on pouvait se connecter au sein de ses amis avec ceux dont on partage un intérêt commun, mais pas avec des inconnus (ou alors de façon peu satisfaisante).

La vision 1 est la plus importante.

Pourtant, avant les réseaux sociaux et Facebook, si on devait reprendre l’historique des connections entre les gens sur Internet, je pense que la « vision 2″ a très longtemps été la plus importante.

Avant les réseaux sociaux n’existaient que les blogs, les forums, les channels IRC, …Globalement, on se connectait avec d’autres internautes parce qu’on avait une passion commune.

Sont ensuite arrivés les réseaux sociaux, Facebook en tête, et le fait de se connecter avec les gens qu’on connait. Les amis sur Facebook, le professionnel sur Linkedin et Viadéo. Si les blogs ne sont pas morts, c’est surtout parce que les passionnés, ce qui ne tenaient pas des blogs pour poster les photos de leur chat (quoiqu’on puisse en être passionnés) pour tenir au courant leurs amis.

Mais sur ces réseaux, la frustration de ne pas parler de ses centres d’intérêt est forte (parlez d’une de vos passions bizarres sur Facebook et vous n’aurez pas de commentaires).

Il est donc arrivé des réseaux pour se connecter avec ceux qui ont le même centre d’intérêt que vous, ou des services comme Pearltrees dont une des promesses est aussi de vous connecter avec les gens au même centre d’intérêt. Les réseaux sociaux eux-mêmes ont eu cette évolution. Facebook a crée les pages, les groupes, Twitter est passé d’un service qui permet d’envoyer des SMS à ses amis (vision 1) à un service qui permet de suivre l’actualité de ses centres d’intérêt (vision 2). Mais la jonction ne se fait pas complètement comme on l’a vu avec Facebook (sur Twitter, aucune feature n’est apparue pour passer d’une logique à l’autre, les fondateurs se sont rendus compte de comment on utiliser Twitter et ont donc changer la baseline).

Les sites apparus récemment dans la « vision 2″ ne permettent pas non plus de faire la jonction. Si Pearltrees permet par exemple de créer les connexions via le contenu, le but n’est pas réellement de se connecter avec des gens pour échanger avec eux (il est pas encore un lieu de discussion), encore moins d’échanger uniquement avec ses amis sur ces centres d’intérêt. Un service comme Whyd (encore en béta sur invitation) est un service de discussion autour de centre d’intérêt avec des inconnus mais ne permet d’échanger avec ses amis (c’est d’ailleurs la description qu’ils en font: Facebook est pour les amis, Whyd pour les centres d’intérêts.

Sur Google+, les cercles ont été conçus pour différents niveaux de privacy, pour partager avec différents groupes d’amis, ce qui ok dans la « vision 1″. Mais si on utilise les cercles en fonction de centre d’intérêt, cela ne fonctionne plus. En effet, j’ai mis 20 personnes avec qui j’aime converser sur des sujets running dans un cercle running, mais dans le flux de ce cercle, il y a tous les articles qu’ils partagent avec moi, et donc pas uniquement le running.

La connexion entre centre d’intérêt et connexion réelle est donc encore à faire.

Pourquoi c’est important ?

Le fait de se connaître IRL est à l’origine de la plupart des connexions en ligne. J’ajoute en ami, en contact, je suis sur Twitter, j’encercle sur Google +. Mais les discussions en ligne doivent avoir un point de départ, souvent du contenu, un fait d’actualité. Le contenu est toujours le départ de la conversation. Là, rentre en compte le fait d’avoir des centres d’intérêt en commun.

Je veux discuter de mes centres d’intérêt, mais je veux discuter avec les gens que je connais, auxquels je fais confiance.

Si vous avez l’idée du siècle sur comment faire ça, je serais un des premiers à me connecter à votre service.

Posted: août 21st, 2011
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Mais que fait UGC avec mes données ?

Je vous explique. Cela fait maintenant près de trois ans que je suis abonné UGC. Je fais un calcul rapide, mais en trois ans, avec un moyenne un film par semaine, j’ai vu avec ma carte UGC plus de 150 films. Sans doute beaucoup plus. Donc à un endroit, sur un serveur, UGC a (aurait ?) pu enregistrer que j’ai vu 93 comédies US, 22 films français, 70 films d’aventure tchèques, 8 films avec Vincent Cassel, que dans les derniers mois, mes cinémas préférés étaient les MK2 Quai de Seine et Quai de Loire mais depuis quelques jours je passe mes soirées au Métropole ou le Majestic, voire l’UGC Ciné Cité, que j’y achète souvent un Perrier avant la séance.

Bien sûr UGC ne sait pas si ces films m’ont plu ou déplu, mais ils pourraient très bien savoir quels types de films j’ai été voir, avec quels acteurs, par quels réalisateurs, ce qui est déjà beaucoup. Si une application mobile me demandait de noter les films à la sortie du cinéma, ils sauraient même quels films m’auraient plus et je pourrais même instantanément les recommander à des amis.

Sur le site d’UGC, il existe déjà un service appelé « affinité », qui permet d’écrire des appréciations sur des listes de films. Pourquoi ne pas lier ce service avec la carte UGC ?

On peut également imaginer que ces données permettraient également à connecter les cinéphiles par club en fonction de leurs goûts. Je me souviens avoir été invité une fois à une séance pour noter un film pour qu’ils obtiennent le label « spectateur UGC ». Même si je sais que l’impact de ma critique était très faible, j’avais réellement apprécié être intégré dans le processus. Si UGC arrive à obtenir un feedback de ces abonnées UGC, il serait très intéressant de pouvoir connaître globalement ce qui leur plait et ce qui ne leur a pas plu.

Pourquoi j’ai pris l’exemple du cinéma ? Parce qu’il est l’un des plus évident, et ceux avec beaucoup d’autres produits culturels. Nous sommes en permanence à la recherche de recommandations dans le domaine culturel : « J’ai envie de faire une expo ce week-end, tu en as vu une sympa récemment ? » « Pour un ciné ce soir, tu me conseilles quoi ? ». Dans la musique, ceci marche déjà très bien. Pour pourvoir découvrir de nouvelles musiques, je « scroll » l’ensemble de la musique que j’écoute sur last.fm (que ce soit sur mon iPod, spotify sur android, spotify au bureau, sur itunes sur mon PC, sur windows media player,…). Last.fm compare mes goûts avec ceux des autres internautes pour m’indiquer ce qui pourrait me plaire, me dit quand les artistes que j’écoute souvent son bientôt en concert près de chez moi, me propose de me connecter avec les gens qui ont des goûts proches de miens.

Pour l’instant, je suis donc obligé de le faire manuellement grâce à des services comme Ulike ou Sens critique, où je note et écris des critiques dans l’espoir qu’ils me renvoient vers des livres, des bandes dessinées, des séries que je ne connais pas et qui me plairont. Je suis à la recherche de ces fameuses recommandations.

Mais sortons du domaine culturel. J’enregistre mes courses à pied grâce à une puce reliée à mon iPod pour évaluer mes performances. Cette puce me donne ma vitesse, distance, une autre me donne mon battement cardiaque, et j’enregistre les parcours que je fais (ou mon GPS le fait), et je peux par exemple rentrer en contact avec les gens qui courent près de chez moi pour aller faire notre running ensemble. Nike pourrait s’en servir pour me proposer des courses à mon niveau proche de chez moi, me proposer des méthodes d’entraînement, ou même des chaussures et équipements adaptés à ma course. (Nike+iPod)

Ce qu’on peut facilement dire, c’est que ne nous sommes pas experts en tout et que nous avons toujours besoin de recommandations : pour choisir un film, un téléphone portable, un restaurant, une télévision, une montre, des vêtements ou une crème pour la peau. Pour nous aider à prendre des décisions, nous analysons des données : nos usages, nos caractéristiques physiques, nos expériences passées, beaucoup de choses sur lequel le numérique peut nous aider.

L’idée est ici de prendre ici différemment le problème de la recommandation. Pour reprendre un peu l’historique, à l’origine, la recommandation sur le Web* était basé sur des moteurs de recherche, la recommandation était donc faite par l’ensemble des internautes, analysées par des algorithmes (par l’analyse des liens et autres, voire la construction du page rank). Puis avec le Web social, la recommandation est devenue celle de vos amis : vos amis ont aimé ça, vous aimerez peut être. On voit maintenant beaucoup de services essayant de mieux prendre en compte la recommandation des amis, et même à construire des moteurs de recherche sur la recommandation, le dernier en date, Tumbup (article de Techcrunch France) (Je ne prends pas en compte dans cette analyse les moteurs contextuels, comme le vient de l’annoncer Google). L’idée est de construire une recommandation (mais pas seulement) basée sur l’utilisateur, sur ce qu’il est, sur ces habitudes de consommation. Non plus seulement sur du « vous avez acheté cela, vous aimerez peut être cela », mais en cherchant à aller plus loin.

Sur le web, un service qui s’en rapprocherait est Hunch qui vous demande de répondre à des questions pour que l’on connaisse mieux et ensuite vous proposer ce qui vous convient. Mais pourquoi les produits qu’on utilise ne nous y aideraient pas ? Pourquoi votre carte de fidélité de votre supermarché préféré, qui permet à votre supermarché de mieux connaître pour vous donner les bonnes réductions, ne vous aiderait pas à mieux vous connaître et pourquoi pas vous recommander d’utiliser telle produit plutôt que tel autre, votre consommation de sel étant trop importante ? Des applications mobiles vous permettent d’analyser les cycles votre sommeil, pourquoi un capteur dans votre lit ne le fait pas ? Des capteurs pour analyser notre consommation d’énergie et nous dire comment est constituée notre consommation électrique ?

Bien sûr, ceci représente à Big Brother, et les aspects de vie privée vont être très être importants. La protection de ces données deviendra clés, je n’en doute pas. Aujourd’hui, Google Latitude possède un dashboard me permettant d’analyser mes déplacements, je suis bien sûr le seul qui peut y avoir accès car je n’ai pas envie que ces données soient publiques. Mais nous savons que beaucoup de données peuvent être numériques et rester privés : qui a envie de partager ses mails ?

Une des questions qu’on (les marketeux geeks) se pose aujourd’hui  est la suivant:

Comment les entreprises peuvent utiliser le numérique pour apporter une nouvelle plus-value aux consommateurs ?

L’utilisation des données produites par les consommateurs est une de ces façons, en leur permettant d’interpréter leur données pour mieux se connaître, mieux consommer (comme analyser sa consommation électrique pour consommer moins d’électricité), trouver de nouveaux produits qui leur correspondent, ….

On va même pouvoir imaginer que la donnée est rendue dans un format permettant les mash-ups. Avec d’autres questions qui vont venir, car pour créer des mash-up, il faut se poser la question des standards. L’importance des standards, nous en reparlerons.

*: je prends le Web en exemple, mais vous aurez bien compris que cela vaut pour la consommation IRL, un des challenges étant de mixer les deux.

Posted: décembre 12th, 2010
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Pourquoi la curation va faire partie des prochains grands usages du web ?

Sous titre: En tout cas, pour les anciens producteurs de contenus.

Avant : l’histoire du 2.0

Je vais vous raconter rapidement l’histoire de ce qu’on a appelé le 2.0, du côté du créateur de contenu.

Avant produire du contenu était techniquement difficile. Il existait déjà des plateformes de création et d’édition de contenus (le Wiki n’est pas réellement né à l’époque du 2.0) mais elles  ne permettaient pas à chacun de devenir producteur de contenu. Puis des plateformes sont arrivés, les plateformes de blog (WordPress, Typepad, blogger, over-blog, skyblog, …), les plateformes de photo (Flickr, Picassa,…), les plateformes vidéo (Youtube, Dailymotion, Vimeo,…), les plateformes de partage de documents plus récemment (Slideshare, Scribd,…).

Toutes ces sortes de plateformes permettaient aux gens qui avaient quelques choses à dire, qui pensaient avoir quelques choses à dire, qui avaient envie de partager quelque chose, de l’intime, une passion, en ont eu la possibilité. Et on1 l’a tous fait, ce qui me fait dire caricaturalement qu’à l’époque des blogs2, on avait tous un blog.

On a crée un blog parce qu’on avait quelque chose qui nous intéresse, qu’on voulait partager, parce qu’on voulait un espace du web rien qu’à soi,…J’ai à ce moment là crée tristanauquotien.blogspot.com puis tristanauquotidien.com (fonctionnant sur WordPress).

Mais on commence vite à découvrir que le web est grand on découvre que ce qu’on dit, d’autres le disent aussi, et mieux.  Parce quand on a crée son blog, d’autres en ont crée en même temps, un peu avant (les early adopters sont plus ou moins early, mais on découvre que des blogueurs maîtrisant en fait le code, avait crée des blogs dans les années 90, comme le « Capitaine » Embruns).

Mais où se crée alors le besoin de la curation dans le 2.0 ?

Oui, sur le web, on est vite en concurrence avec d’autres créateurs de contenus: Brian Solis (ou Eric Maillard et Laurent François) quand on parle d’influence, de Robert Scoble et TechCrunch quand on parle de High-Tech, du Publigeekaire quand on parle de publicités, de Miss Vicky Wine quand on parle de vin, de Narvic quand on veut parler d’information en ligne, de ReadWriteWeb, sur l’activisme pro- neutralité d’internet.

Pas forcément une concurrence sur le lectorat: ceux qui me lisent sont majoritairement des gens qui me connaissent et je reste un des seuls blogs high-tech qu’ils lisent3. La  concurrence est en fait une concurrence que l’on a intériorisée. Pourquoi réécrire une idée que j’ai déjà lue, quand je peux juste partager le lien ?

On blogue alors moins, trouve moins d’idées originales, et parfois on arrête son blog. Le web français a connu une hécatombe je dirais en 2008-2009.4 Mais on n’arrête pas la consommation de blogs des autres, des blogs plus experts, moins personnels, et on partage avec sa propre communauté à travers d’autres moyens: Twitter, Facebook. (pour la plupart d’entre nous), dans des communautés fermés pour les plus fanatiques5 (forums, réseau social spécialisé,…).

Oui, mais la frustration demeure. En fait, sur notre blog, on ne trouvait pas d’idées originales mais on pouvait recouper des idées différentes, lues à différents endroits, donner un très court avis en plus. Alors on recommence un blog ou reprend son blog mais différemment, on écrit avec beaucoup de liens (un peu comme cet article). J’ai alors beaucoup utiliser le bookmarklet de Posterous permettant de reprendre le contenu d’un site pour y ajouter des commentaires et le republier sur mon blog. Dans le même esprit, se sont crée de nombreux Tumblr qui permettaient aux gens de partager leur veille du Web.6

Et finalement, on trouve qu’on a assez peu de valeur ajoutée par rapport à ces liens, à part de pouvoir les recouper, de les confronter. On n’apporte pas quelque chose de nouveau, mais de l’organisation entre eux. C’est à ce besoin, ces frustrations, que vient répondre la curation.

Qu’est-ce que la curation ? La « digital curation » ?

Le curator, c’est la personne qui range les livres dans une bibliothèque. Le terme de Digital curator, s’il est présent sur quelques américains, n’est pas encore très discuté en France.7

La curation d’un point de vue digital est le fait de ranger dans sa bibliothèque des liens, et donc toute sorte de contenus. Par rapport à la curation dans la « vraie vie », ce qu’apport le numérique est donc la capacité de partage, le fait de pouvoir changer le type de rangement à n’importe quel moment, la co-édition, mais également le fait de ranger des conversations twitter pour raconter un événement.

Comme définition de la curation, je prends volontiers celle de Tom Foremski:

Curation is a person or persons, engaged in the act of choosing and presenting things related to a specific topic and context.

La définition vient d’un article dans lequel il explique la différence parfois subtile entre curation et agrégation (source), l’agrégation étant la collection de liens, alors que la curation est le fait de les choisir pour leur donner du sens.

Un autre aspect important de la curation est son aspect humain. Ce n’est pas un algorithme qui vous donne le contenu sur un sujet (Google), ce n’est pas non via un système de popularité, mi algorithme, mi humain (comme Digg). Dans cet optique, on peut d’ailleurs se demander si Paper.ly par exemple est un service de curation.

Quels services pour le faire ?

Pearltrees est le premier service que je connais à s’être lancé dans la curation (lire Disclaimer en bas). C’est d’ailleurs eux qui font la carte juste en dessous.

Pearltrees offre justement la possibilité de ranger, éditer très facilement le rangement,  de le partager, de le présenter sur un blog via un embedd (et bien plus, et plus à venir, les mecs bossent beaucoup). Plus de détails dans cette interview (commence à dater) que j’avais fait d’un des fondateurs, et sur ce pearltrees qui reprend tout ce qui il y a à savoir sur le sujet.

Avec la même idée des cartes, on trouve TrailMeme, voir l’exemple avec les recettes pour Thanksgiving. Ce service permet, comme Pearltrees, de donner un sens de circulation à l’intérieur d’un contenu. Voir l’article de RWW.

Wozaik, lui permet de créer des pages en découpant des morceaux de contenus sur d’autres pages. Pour en savoir plus: voir l’article de Presse-Citron

Les autres grands acteurs de la curation pour l’instant sont surtout de Twitter, avant de pouvoir donner du sens au flux des tweets. On a donc dans cette tendance des services comme paper.li qui met de créer un « magazine » à partir des liens postés sur twitter (le mien Paper.ly/tristan_, celui crée avec les comptes des gens de mon école Paper.ly/tristan_/edhec), Curated.by qui permet de gérer les tweets manuellement, Storify et Qrait (service aussi autour des tweets, permettant par exemple de facilement raconter un événement).

Pour aller plus loin, ce pearltrees (ci-dessous) par Patrice Lamothe (CEO de Pearltrees) ou en version Scoop it! ici par Guillaume Decugis, CEO de Goojet (qui édite Scoop.it!).

Merci à PED pour son aide dans l’écriture de cet article.

1 : Le « on » n’est bien sûr pas tout le monde, mais la partie des gens qui créent du contenu et aujourd’hui, les gros consommateurs du Web et de services internet

2 : Non,  les blogs ne sont pas morts, lisez la suite de l’article. Mais il est vrai que si le contenu qui circule, qui se crée, que la viralité nait sur des blogs (mais pas seulement, mais tout contenu a un créateur, des caisses de résonnance…), la conversation s’est aussi déportée, alors qu’elle était essentiellement dans les commentaires avant.

3 : Ce n’est pas comme si je pouvais rentrer en concurrence avec Scoble. Je ne suis pas et ne serai jamais un référent à l’échelle d’internet, je ne suis pas dans les influencers du Web sur tel ou tel sujet comme peut l’être Chris Dixon dans le milieu High-Tech, mais mes proches lisent parfois mon blogs, je deviens donc référent pour la High-tech et le web pour certains amis, un réseau de contact qui s’est crée aussi localement. Cette notion est importante quand on essaye de penser l’influence qui est reprise dans cet article. A reprendre donc.

4 : Toute autre interprétation, correction est le bienvenue.

5 : Cette tendance des forums existait bien avant le « 2.0 », et les communautés se sont parfois déportées de forums à communauté de blogueurs, au contraire, mais le fait de partager des liens perdure. Et d’autres lieux se sont crées. Si Facebook est mainstream, Buzz (si, il y a de la conversation) et Twitter, Friendfeed en son temps, Quora aujourd’hui, mais il y a tous les forums très spécifiques, par métier (infirmières, gendarmes, enseignants, …), ou même par maladie. Voir à ce sujet le pearltrees des forums marrants.

6 : Entre autres, tumblr est un service à part, avec une vraie communauté. Je suis également très rapide, je ne parle pas du rôle de Digg, ou de Delicious, qui sont finalement d’autres maillons de la même chaine, l’expression d’usages proches (et différents).

DISCLAIMER : j’avais à l’époque d’Ogilvy PR Pearltrees dans la liste de mes clients, et j’y ai gardé des liens. Mais cela n’enlève rien à l’honnêteté de mon raisonnement (enfin, je crois et espère). Mais je dois dire que même s’ils sont français, je pratique assez peu le Cocorico en matière de service Web mais vais au meilleur (Youtube, je t’aime plus que Dailymotion), mais les services viennent aussi avec une communauté, et là, le Cocorico compte.

7 : Raison aussi pour laquelle je me suis lancé dans cet article.

Post-scriptum : Comme à chaque fois que j’ai cherché à comprendre les usages du Web, je pars de mon exemple, j’analyse ce que j’ai fait, pourquoi, pour quelles raisons, je regarde ce qui se passe chez les autres, en utilisant une méthode analogue. C’est encore cette méthode que j’utilise ici, on pourrait la discuter, suis-je un bon acteur du Web, est-ce que mes proches le sont. Je le discute dans cet article, dans la catégorie Vie du Blog.

Post-scriptum : Oui, je muris cet article depuis longtemps, oui, si je voulais vraiment développer une vision de l’avenir du Web, cet article a un an et demi de retard, même Techcrunch France a écrit dessus, c’est dire. Leur article est d’ailleurs très bien, il est là.

Posted: novembre 25th, 2010
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Bonjour et bienvenue

Bienvenue sur ce nouveau blog. Nouveau parce qu’il est effectivement nouveau, qu’il existe depuis peu. Nouveau aussi pour moi, qui n’en suis pas à mon premier.

Sans vous retracer mon parcours, je peux vous dire que je blogue aussi sur mon blog perso (tech mais généraliste, articles courts, parfois impulsifs), et que je tweete beaucoup. J’écris aussi des articles sur Tout Ça, mais vraiment pas assez.

Alors, pour créer un nouveau blog ?

Pour réfléchir, prendre le temps d’écrire sur certains sujets que j’aime et sur lesquels je veux passer du temps, des sujets que j’ai appelé « tendances digitales », que ce soit dans les usages du Web, mais aussi dans le domaine de la communication (publicité, marketing de l’influence,…). Sans être expert, vraiment pas, mais juste en me posant des questions.

Bonne lecture !

Posted: novembre 3rd, 2010
Categories: Vie du blog
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